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Micael Dias, un jeune entraîneur ambitieux à la tête d’Audax-Friul

Après la défaite concédée par son équipe contre Coffrane, Micael Dias, le jeune entraîneur d’Audax-Friul (bientôt 32 ans) a répondu à nos questions. Rencontre avec un homme qui ne manque pas d’ambition.

Micael Dias Photo Marc Fragnière

Micael Dias, faites-nous d’abord part de vos impressions sur la rencontre que vous venez de perdre contre Coffrane...

 Le match s’est joué au final sur les balles arrêtées. Nous avons vu un gros match entre une équipe organisée, Audax, et une autre possédant de belles individualités, Coffrane. Mes joueurs ont respecté le plan de jeu préparé à l’entraînement. Le public a pu admirer deux styles de jeu différents qui ont donné une partie équilibrée. Nous avons logiquement plus subi en seconde mi-temps à cause de l’expulsion de Rollier. Nous avons eu du déchet techniquement, cela s’est ressenti sur la dernière passe a été souvent imprécise.

Votre équipe semble déjà bien réglée… Pourtant, votre effectif a passablement bougé pendant l’inter-saison…

Oui, il y a eu pas mal de changements. Cela fait un an que je suis à la tête de l’équipe. Certains joueurs n’étaient pas favorables à mes exigences et ne voulaient plus poursuivre avec moi. Je donne trois entraînements par semaine et pour certains ça fait trop. Ils ont donc préféré aller dans des clubs où c’est plus tranquille. En contrepartie, plusieurs jeunes sont arrivés car ils ont envie de travailler avec la manière exigeante et ambitieuse que je préconise. La sauce prend gentiment. Nous présentons un beau jeu et mes gars réfléchissent sur le terrain. Tout cela a été mis en place depuis six semaines. C’est en continuité de la saison passée. Même à dix ce soir nous avons présenté du beau jeu et nous n’avons jamais cassé le rythme ou simplement balancé des ballons en avant. C’est la nouvelle marque de fabrique d’Audax. Je n’aime pas que l’on casse les jambes de l’adversaire. Je suis pour pratiquer un football agréable à suivre.

Une philosophie de jeu à laquelle vous ne dérogez jamais…

J’ai commencé par diriger des juniors à Xamax. J’ai toujours été pour jouer de manière réfléchie et ne pas de faire de l’antijeu. Même à dix, nous devons trouver des solutions et être disciplinés. C’est ce que j’ai demandé à mes joueurs à la pause. Un simple manque de concentration peut avoir des conséquences importantes.

Plusieurs jeunes, qui vous ont connu à la Fondation Facchinetti vous ont rejoint à Audax. Leur intégration a été grandement facilitée par ce lien…

Il y en a pas mal qui sont venus parce qu’ils me connaissaient déjà et qu’ils étaient au courant de mes exigences. Ils aiment le style de jeu bien structuré que je préconise et qui est proche de ce que nous pouvons suivre chez les pros à la télévision. Dans beaucoup de clubs c’est presque du n’importe quoi. Ce n’est pas le cas à Audax. Tous mes joueurs proviennent de la région, contrairement à ce qui se passe dans d’autres clubs. Mon seul élément qui n’est pas du canton habite Cudrefin, la porte d’à côté.

Vous attirez des jeunes et misez sur eux… Mais ne craignez-vous pas de souffrir du manque d’expérience, sur le long terme…

Je n’ai pas que des jeunes dans mon contingent. Il y a aussi des joueurs expérimentés dont certains ont joué au plus haut niveau. Mais pour moi, l’expérience ne fait pas tout. Si l’on doit faire le choix entre celle-ci et la qualité dans le jeu, je préfère cette dernière, car nous pouvons toujours l’améliorer, contrairement à l’autre vertu.

Avec un brin d’expérience en plus, on se dit pourtant que vous n’auriez peut-être pas terminé la rencontre de ce soir (ndlr: samedi) à dix…

Il n’y a rien à redire sur l’expulsion d’Ilan Rollier. C’était un mauvais choix de sa part. Au début de l’action, un des mes joueurs a mal tiré un coup franc, ce qui a offert une contre-attaque à nos adversaires. C’est une erreur de jeunesse. C’est le risque que l’on prend en alignant quatre titulaires âgés entre 16 et 18 ans. Ils ont le potentiel pour aller jouer à un plus haut niveau, Au moins en jouant, ils acquièrent une expérience qui leur sera utile à l’avenir. Et, de toute façon, même un joueur de 35 ans peut commettre ce genre de fautes. C’est pour cela que je dis que l’expérience ne fait pas tout.

(Propos recueillis par Marc Fragnière et Stéphane Nicolet).

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